Category: sorties eds46

Fév 16

EDFS 4 février 2012 (Saut de la pucelle)

COMPTE RENDU DE LA SORTIE EDFS DU 4 FEVRIER

AU SAUT DE LA PUCELLE

Il fait -15°C ce petit matin quand nous nous retrouvons sur le parking.

Je comprends les gens qui ont préféré rester au chaud sous la couette, et je comprends moins bien ceux qui ont organisé cette sortie…

Bref, 2 cadres (et Antony qui est déjà initiateur), et 2 stagiaires (dont Antony qui vient se rendre compte de ce que peut être cette fameuse rivière…) ont répondu présents à l’appel.

Il fait grand beau, aucune voiture ne passe sur la route, il souffle un vent de Sibérie…

Le niveau d’eau vérifié par Jéjé, il s’avère difficile d’aller bien loin dans la cavité. Décision est prise de prendre le matériel pour descendre la Nymphe mais pas plus. Enfilage de la combi néoprène et c’est parti !

A certains endroits,l’eau du ruisseau coule sous quelques centimètres de glace.Ça promet !

Il faut se résoudre à mettre les pieds dans l’eau glacée !!

La glace nous suit une cinquantaine de mètres sous terre.Impressionnant !

Après le premier virage de la galerie, la température de l’air augmente d’un coup (ce ne sont pas les tropiques, ne nous emballons pas!), et la glace nous quitte enfin. L’eau n’en est pas beaucoup plus chaude…

Le niveau d’eau est quand même important, et les vasques d’autant plus profondes… !

Ludovic, canyonneur dans l’âme, retrouve ses réflexes de grenouille sous nos yeux ébahis. Ils sont fous ces canyonneurs !

Jéjé a froid aux pieds. Il faut bien avouer que j’ai pas très chaud non plus. Mais quand même…on n’a pas pris 3 cordes pour rien ! A force de persuasion, Jéjé nous suit. On lui fait même descendre la glissade de l’Ourson pour rien ! Ça devient aquatique… et dans quelques degrés (5°C?), les lotois ne sont pas habitués…

Donc quart d’heure pique nique et c’est reparti !

A la sortie, une couche de givre supplémentaire a recouvert le ruisseau.

Et quand on se déshabille, quelques minutes suffisent à geler tout ce qui était mouillé !

TPST : 5h.

 Vanessa pour l’EDFS

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Juil 09

LE CUZOUL DES BRASCONIES

LE CUZOUL DES BRASCONIES

 

SORTIE EDS du Dimanche 27 mars 2011

Organisée par Guy Bariviera

Rapport : Florence Malaure

Historique

1890 : Martel visite la grotte et la cite dans « Les Abîmes » en 1894.

Vers 1920 : Armand Viré fouille la grotte et trouve des tessons de poteries de l’âge du fer (Hallstattien).

En 1966 : découverte des peintures par Michel Lorblanchet. L’abbé Glory publie un article.

Depuis les années 1970 : utilisation de la cavité pour initiation spéléo et centres de vacances et de loisirs.

 

PREHISTOIRE

De nombreux petits tessons de poteries noirs jonchent encore le sol des deux salles supérieures de la cavité. Un puits d’une quinzaine de mètres permet d’accéder à une troisième salle située à un niveau inférieur.

Juste au-dessus des peintures, Armand Viré qui vraisemblablement ne les avait pas remarquées rabaissa le sol considérablement pour mener à bien un sondage archéologique.

Fréquemment, dans des temps reculés, sur ces causses particulièrement secs à certaines périodes de l’année, certaines poteries servaient à recueillir l’eau dans les grottes (notamment l’eau qui coulait des concrétions).

Les peintures en elles-mêmes sont de plusieurs époques. Un cheval rouge et 5 signes en accolades rouges seraient de la même époque que les peintures de Pech Merle.

Les traits barbelés et hypothétiques cornes, ainsi que les tracés rouges et noirs en épis, sont d’une époque indéterminée.

Dans la salle inférieure, juste au pied de la corde que l’on peut installer, il y a le squelette d’un ours des cavernes (spélaeus ) visible en partie.

 

LES CHAUVES-SOURIS

Ce site est majeur pour nos amis mammifères volants. En hibernation il y a une population très importante.

Ce jour, il y avait une colonie d’environ 189 grands rhinolophes.

10 grands rhinolophes à part,

5 petits rhinolophes,

2 murins de Daubanton,

9 grands murins,

3 autres grands murins probables,

1 murin indéterminé.

Par ailleurs nous avons vu un squelette, de grand murin probablement, et la dépouille d’un grand rhinolophe qui présentait peut-être des anomalies et que Claude Milhas a envoyé en Irlande pour études complémentaires.

 

BIOSPELEOLOGIE

Nous avons eu le loisir d’observer, attraper et regarder sous la loupe binoculaire quelques individus dont nous avons écourté une vie qui, pourtant, est de deux à trois fois plus longue que celle de leurs homologues vivant en surface. Et ceci en les faisant baigner dans un flacon rempli d’alcool à 60°, après avoir été attrapé par pinceau ou aspirateur.

L’étude de la microfaune est importante pour étudier la répartition géographique des espèces, leur détermination permet aussi de mettre en évidence les caractères d’évolution et de spécialisation. La microfaune peut être aussi utilisée comme marqueur hydrogéologique.

Animaux étudiés :

Dans le sous embranchement des myriapodes : un scolopendre, dont le régime alimentaire est carnivore. Particularité : se déplace rapidement, une seule paire de pattes par segment.

Un iule : deux paires de pattes par segment, déplacement lent, régime alimentaire végétarien ou détritivore.

Collemboles et micro-collemboles : ces insectes occupent l’espace planétaire et sont dans de nombreux milieux. Ils possèdent un organe appelé « fourque », en forme de fourche sous l’abdomen. Collectée dans le département de l’Aveyron, à proximité de Cajarc, dans un fond de doline froid, cette espèce se trouve habituellement dans des névés des Pyrénées où elle fut décrite. Ce qui d’après Louis Deharveng est significatif d’une vie à l’origine dans un milieu froid. Quand cet environnement a laissé place à un climat tempéré, l’espèce a trouvé une « niche » adaptée lui permettant de continuer à exister et à se reproduire.

Isopode : cousin du cloporte, possède 7 paires de pattes. C’est un crustacé terrestre, fréquent dans les cavités. Il en existe plus de 100 familles, ils peuvent être herbivores, détritivores, carnivores ou parasites.

Des acariens.

Les campodéidae que l’on trouve en Quercy font de 2 à 3 millimètres de large et 2 centimètres de long, avec de grandes antennes de chaque côté : les « cerques ».

Le niphargus , un genre de petite crevette d’eau douce, carnivore de préférence, mais peut se nourrir de débris organiques, voire d’argile provisoirement (ou de particules contenues dans l’argile). Peut consommer des chauves-souris mortes. Cette crevette trace des passages par petits sillons sur le fond des flaques. Quand celles-ci s’assèchent, le niphargus pénètre dans les fentes de l’argile où il se cache  et réapparaît dès que l’eau revient.

Une araignée et sa petite toile, ce qui est une chose très rare car en général les araignées qui vivent loin des entrées de grottes ne font pas de toiles. Elles pratiquent la chasse à courre.

D’autre part, nous aurions pu voir mais n’avons point vu :

Le pseudoscorpion, dont un exemplaire fut vu à l’igue de Diane. C’est un animal de 8 millimètres de long et de 4 millimètres de large qui n’a pas de queue. Il est de couleur brun orangé ; carnivore, il fait partie des arachnides (araignées).

Salamandre et crapaud, qui sont deux espèces qui peuvent d’adapter au milieu souterrain. La toute jeune salamandre a la particularité d’avoir des branchies tout comme le protée. Elle se différencie du jeune triton par la présence de points jaunes sur les pattes.

Des musaraignes et tritons peuvent aussi être présents.

Leurs modes de vie :

Les animaux qui vivent dans les grottes ont un âge adulte plus tardif que ceux qui vivent en surface. Leurs rythmes sont, de manière générale, beaucoup plus lents que ceux de leurs homologues de surface.

Ils pondent moins d’œufs, certaines espèces vont atteindre presque ou complètement l’âge de l’adulte de surface à l’intérieur de l’œuf.

Pour la nourriture ce sont des animaux opportunistes, sans communications les uns avec les autres pour cette quête. Ils cherchent de la nourriture jusqu’à ce qu’ils la trouvent, puis ils mangent tout ce qu’il y a à manger. Et quand il n’y a plus rien, ils repartent chercher un autre garde-manger.

Toujours au sujet de la nourriture, ce sont des animaux qui sont hyper spécialisés par rapport au milieu où ils vivent. Les nutriments leur arrivent de par les fissures. Malgré un plus faible nombre d’individus, il y a une compétition très grande.

Il est à noter que certaines espèces peuvent être « des espèces reliques » avec des ailles qu’ils n’utilisent pas et des yeux atrophiés. Les caractères d’adaptation visibles sont l’apparition de soies, la disparition des ailes, l’operculation totale des organes visuels, l’allongement des pattes, l’apparition ou l’allongement des cerques, la dépigmentation.

La microfaune est présente sous terre, y compris dans les gouffres particulièrement profonds.

GEOLOGIE

Nous avons constaté de nombreuses traces de soutirages en particulier dans la seconde salle. Constatations d’anciens planchés stalagmitiques à l’entrée de la cavité. Et de gros blocs tombés dans la première salle

Bibliographie

« L’art des cavernes », Atlas des grottes ornées paléolithiques françaises, ouvrage collectif ; Ministère de la Culture ; Paris 1984 (épuisé). Article sur la grotte du Cuzoul des Brasconnies par Michel Lorblanchet. Pages 451-452.

« Art pariétal, grottes ornées du Quercy » par Michel Lorblanchet, édition du Rouergue, septembre 2010. Pages 396-397.

« Sur les traces des chauves-souris » Les cahiers techniques de la Gazette des Terriers, le journal des clubs CPN (connaître et protéger la nature)

« Guide des chauves-souris d’Europe, Biologie- identification-protection » par Wilfried Schober et Eckard Grimmberger aux éditions Delachaux et Niestlé.

« Les chauves-souris maîtresses de la nuit » par Laurent Arthur et Michèle Lemaire aux éditions Delachaux et Niestlé.

« L’encyclopédie des chauves-souris d’Europe et d’Afrique du Nord » par Christian Dietz, Otto Von Helversen et Dietmar Nill aux éditions Delachaux et Niestlé.

« Initiation à la Biologie et à l’Ecologie souterraine » par René Ginet et Vasile Decou aux éditions Jean-Pierre Delage ; 1977 (épuisé).

 

 

 

 

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